Un atelier inscrit dans le cadre des travaux de la commission « Écosystèmes résilients » de la Stratégie calédonienne du changement climatique
Le 31 août 2026, le projet MaHeWa a organisé conjointement avec Le Service de la Météorologie de Nouvelle-Calédonie une demi-journée d’atelier participatif afin de réfléchir, avec les acteurs calédoniens, à la préfiguration d’un observatoire des canicules marines. Cet atelier, organisé au centre IRD de Nouméa, avait pour objectif de transformer les recommandations stratégiques de l’atelier d’intelligence collective de mars 2025 sur la gestion des canicules marines en un projet concret, pérenne et fédérateur pour le territoire.
Une approche résolument transdisciplinaire
Cette matinée de travail a réuni les acteurs institutionnels, scientifiques, associatifs et socio-économiques concernés afin de mobiliser une expertise diversifiée et des retours d’expérience pour une réflexion collective.
À travers une série d’exercices, la trentaine de participants·es, devait définir ensemble les fondements opérationnels et le mandat d’une cellule dédiée à la gestion et à l’observation des canicules marines en Nouvelle-Calédonie.
Une matinée pour réfléchir aux missions, à la gouvernance et aux financements
La réflexion a démarré par l’étude des différentes structures et initiatives existantes sur le territoire afin d’en identifier les points forts, les faiblesses et les éléments à mutualiser. Ce premier diagnostic a servi de base pour la réflexion sur le montage de gouvernance, le périmètre des missions et l’identification des financements.
Lors du deuxième exercice, les participants·es, divisés·es en groupes, ont pu à tour de rôle réfléchir à la gouvernance (quel statut ? quel mandat ? quel hébergement et montage juridique ?), aux missions (en temps régulier ? en cas d’alerte ? quels rôles et responsabilités ?) et aux besoins budgétaires (en temps régulier ? en cas d’alerte ?) de la structure.
Le travail réalisé a fait ressortir clairement la volonté de collaboration et de mutualisation des différents acteurs du territoire, ainsi que le consensus sur la nécessité d’une action dédiée à la gestion des canicules marines et d’une plus grande coordination et uniformisation des suivis. Ceci afin de permettre une meilleure anticipation des canicules marines et un meilleur suivi de leur impact sur les écosystèmes marins.
Une feuille de route pour la prochaine saison chaude
Une feuille de route à six mois a également été réalisée afin d’anticiper la saison 2026-27, qui s’annonce marquée par un phénomène El Niño particulièrement fort. La matinée s’est conclue par la conception d’un court argumentaire afin de présenter la structure et de remporter l’adhésion et le soutien politique et financier des organismes non présents lors de la matinée.Cet atelier a de nouveau montré la richesse et la diversité de l’expertise existante sur le territoire, ainsi que la volonté de chaque acteur de contribuer à la lutte contre le changement climatique et à la préservation des écosystèmes marins, clef de voûte de la résilience de nos communautés.