Jeanne a intégré en octobre 2025 le centre Ifremer de Tahiti et l’UMR SECOPOL pour débuter sa thèse auprès de Guillaume Mitta (UMR SECOPOL – Polynésie Française), Julien Vignier (Cawthron Institute – Nouvelle-Zélande) et Jérémie Vidal-Dupiol (IHPE Montpellier – France).
Technicienne en biologie moléculaire, elle est également en VSC à Ifremer Tahiti depuis octobre 2024. Elle participe à des projets portant sur la physiologie, la toxicologie et l’immunologie des organismes marins. Elle réalise des manipulations de biologie moléculaire (extractions ADN/ARN, mise en évidence de gènes) ainsi que de biochimie (tests enzymatiques et immunologiques) afin d’étudier les réactions des organismes à leur environnement, aux toxines ou aux agents pathogènes.
Elle est issue d’une formation d’ingénieure en agro-développement international et occupe actuellement un poste de VSC au sein des projets MaHeWa et CLIPSSA, où elle apporte un appui à la recherche anthropologique sous la direction de Catherine SABINOT.
Dans le cadre du projet MaHeWa, deux flotteurs Argo ont été déployés fin novembre 2025 autour de la Nouvelle-Calédonie, dans un contexte de canicule marine marquée.
Un premier flotteur a été mis à l’eau le 30 novembre 2025 depuis le navire de recherche Antea, lors de la mission KASEAOPE3, au sud de la Nouvelle-Calédonie.
Un second flotteur a été déployé depuis l’Amborella, navire du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, au nord de l’archipel.
Ces déploiements interviennent alors que la région est affectée par une canicule marine actuellement classée de modérée à forte, avec des anomalies de température de surface pouvant atteindre +3°C.
Vairao (Tahiti), novembre 2025 – Le projet MaHeWa vient de franchir une étape décisive avec la réalisation de la première simulation de vagues de chaleur marines appliquée au poisson lune Platax orbicularis ou « Paraha peue », une espèce emblématique des lagons polynésiens et qui est d’intérêt aquacole pour le fenua. Cette expérimentation a été conçue et mise en place lors de la mission de Benjamin Geffroy (Ifremer – UMR MARBEC Montpellier), venu appuyer l’équipe Ifremer de Vairao dans la préparation du dispositif et le lancement des essais.
Dans le cadre du projet MaHeWa, une équipe de l’Institut Louis Malardé (ILM) est actuellement en mission aux Gambier, en Polynésie française.
Ce déplacement s’inscrit dans le Work Package 2 – Task 2.2 du projet, consacré à l’étude des impacts des blooms d’algues toxiques (HAB), et plus particulièrement à la ciguatera, une intoxication alimentaire d’origine marine provoquée par des micro-algues du genre Gambierdiscus.
L’objectif : comprendre comment les canicules marines influencent la présence, la croissance et la toxicité de ces micro-algues dans les lagons polynésiens. Ces travaux contribueront à l’évaluation des coûts de la tolérance thermique et des fonctions physiologiques affectées.