Dans le cadre du WP3 du projet MaHeWa — qui vise à évaluer la vulnérabilité socio-économique des sociétés insulaires du Pacifique face aux vagues de chaleur marines — une classe de vingt élèves de CM2 de l’école primaire Marie Havet à Nouméa, accompagnée de leur enseignante Audrey Mazeron, a participé en mars 2025 à une activité originale de co-recherche. Cette initiative s’est tenue à l’intersection de trois projets scientifiques : SOCPacific2R, MaHeWa (WP3) et CLIPSSA, dédié à l’adaptation des petits agriculteurs au changement climatique.
En dialogue avec des chercheuses du WP3 (Catherine Sabinot, Elodie Fache, Annette Breckwoldt), des étudiants de l’Université de Nouvelle-Calédonie (Amandine Aiglehoux, Elijah Tenene, Reine Wadieno), ainsi qu’avec Vanessa Montagnat de la Direction de l’enseignement pédagogique et Florian Barthe de l’association Symbiose, les jeunes ont défini deux consignes de dessin. Ils ont ensuite proposé ces consignes aux autres élèves de CM2 de leur école et les ont interrogés après la réalisation des dessins. L’analyse collective a permis d’ajuster les consignes, qui seront désormais utilisées pour des ateliers auprès des écoles primaires de La Foa et Thio :
Dessine ce qui pourrait arriver aux poissons et aux coraux, aux légumes et aux fruits, à cause du changement climatique.
Dessine ce que les pêcheurs et les agriculteurs peuvent faire pour avoir moins de problèmes même si la planète se réchauffe.
Après ces échanges, les écoliers de La Foa et Thio ont à leur tour testé et adapté une consigne portant sur les passes récifales. Quelques jours plus tard, les jeunes co-chercheurs de Nouméa ont répondu avec enthousiasme à cette nouvelle consigne en produisant chacun un dessin.
Cette activité s’inscrit pleinement dans les objectifs du WP3 : comprendre les représentations, pratiques et dynamiques socioculturelles liées aux risques environnementaux, et analyser comment les jeunes générations perçoivent les impacts du changement climatique et les stratégies d’adaptation. Elle illustre également la volonté du projet de mobiliser des approches participatives intergénérationnelles pour mieux saisir les « cultures du risque » dans le Pacifique.
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